Festival de Cannes : 5 réalisateurs d'origine africaine présenteront leurs films

On retrouvera en compétition le film "Atlantique" de la réalisatrice franco-sénégalaise Mati Diop et "Les Misérables" de Ladj Ly, réalisateur français né au Mali. Les films de l'algérienne Mounia Meddour et de la marocaine Maryam Touzani sont quant à eux sélectionnés dans la catégorie "Un certain Regard", tandis que Alaa Eddine Aljem débarque à la semaine de la critique. 

 

  • Mati Diop, première femme africaine en lice pour la palme d'Or

Mati diop

Rien qu'avec ça, elle entre dans l'histoire du festival. Mais cela fait déjà longtemps que la réalisatrice et actrice de 37 ans fait parler d'elle. On se souvient de sa performance dans le film "35 Rhums" de Claire Denis en 2008 puis de son documentaire "Mille Soleils" qui a remporté en 2013 le grand prix du festival international de documentaire de Marseille. Mati Diop y partait à Dakar sur les traces de "Toubi Bouki", un film culte des années 70 réalisé par son oncle Djibril Diop Mambety. Aujourd'hui, elle débarque sur la croisette avec "Atlantiques" un court-métrage devenu long sur l'émigration et la souffrance qu'elle laisse derrière elle. Un film en langue wolof ( une fois n'est pas coutume à Cannes ! )  co-produit entre la France, la Belgique et le Sénégal.  

 

 

  • "Les Misérables" : la banlieue sur la croisette 

Ladj Ly, par JR

C'est le seul premier film en compétition. Une surprise pour beaucoup. Un bonheur pour nous ! Ladj Ly c'est un membre historique du collectif mythique Kourtrajmé ( qui ne se souvient pas du "chat de la grand-mère d'Abdel Krim ?? ), c'est l'homme qui brandit sa caméra comme une arme sur une célèbre photo de JR, un réalisateur qui a grandit dans la cité des Bosquets à Montfermeil et qui n'a eu de cesse de raconter la banlieue parisienne. Il fait du "cop watch", en suivant caméra au poing les policiers en intervention. Et les violences policières deviennent un fil rouge dans son travail. Dans "Les Misérables" Ladj Ly relate ainsi les premier jours d'une nouvelle recrue de la BAC. Il portera les histoires, les images, la réalité de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil sur les écrans du festival de Cannes. 

 

  • "Papicha" de Mounia Meddour : le retour de l'Algérie   

Dans ce premier long métrage, Mounia Meddour nous plonge dans la vie de Nedjma, jeune étudiante qui rêve de devenir créatrice de mode. En plein pendant la guerre civile algérienne, elle se fera malgré elle rattraper par la politique. Le film, qui est une coproduction entre la France, la Belgique et l'Algérie marque le retour du pays sur la croisette après quelques années d'absence. 

  

  • Maryam Touzani représentera le Maroc avec "Adam"

Le premier long métrage de Maryam Touzani nous transporte dans la médina de Casablanca, où se tisse une amitié inattendue entre deux femmes. Peu à peu, leur relation va influencer leur destins respectifs. Ancienne journaliste, Maryam Touzani est la compagne du réalisateur Nabil Ayouch, connu pour son film son film "Much Loved" (2015) sur la vie de prostitués à Marrakech. C'est d'ailleurs lui qui produit "Adam", le premier long métrage de Maryam. Ils avaient déjà travaillé ensemble sur "Razzia" (2017), un film sur la liberté de la femme et les contradictions de la société Marocaine. Maryam Touzani, co-auteure du scénario, y jouait le rôle principal. 

 

  • "Le Miracle du Saint Inconnu" à la Semaine de la Critique 

Un autre film marocain sur la croisette ! C'est une comédie noire dans le désert, une histoire de trésor caché sur fond de culte religieux, dont le scénario a été primé au festival de film de Locarno. Son jeune réalisateur, Alaa Eddine Aljem, est né à Rabat et a étudié à Bruxelles. Devant la difficulté de produire des films au Maroc, il crée sa propre boîte de production en 2012 avec la productrice Francesca Duca : Le Moindre Geste Production. 

 

 

 

 

2 commentaires

  • il en manque un: Le Miracle du Saint Inconnu de Alaa Eddine Aljem à la Semaine de la Critique!

    lefebvre
  • Merci pour le “première femme africaine en lice pour la palme d’Or” contrairement à d’autres médias qui parlent de “première noire”

    DM

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